59. ENCYCLOPÉDIE : LES HÉBRAÏCO-PHÉNICIENS
Le deuxième grand courant linguistique est le courant hébraïco-phénicien.
La maîtrise des voiliers, des coques, des cartes et des boussoles de ces peuples leur permit de faire le tour de l’Afrique, et de remonter jusqu’en Écosse pour créer des comptoirs. Ils arrivaient, rencontraient les autochtones et proposaient d’échanger connaissances et matières premières.
Comme le cuivre était leur première monnaie d’échange et que ce métal avait la couleur rouge, ils se nommèrent les Édomites, de l’hébreu édom, « rouge », ce que les Grecs traduisirent par Phoenicos « les rouges ». D’où le nom de mer Rouge donné à la mer, au sud d’Israël, d’où partaient les navires hébraïco-phéniciens explorant les territoires voisins.
Ils parlaient une langue simple, formée de soixante mots-racines de trois lettres qui se complexifiaient pour préciser le sens en une multitude d’autres mots. Mais avec ces soixante mots le dialogue pouvait se créer avec tous les peuples rencontrés.
Les Hébraïco-Phéniciens ouvrirent la route du cuivre, la route du thé, mais aussi un circuit en Méditerranée utilisant la connaissance d’un courant tournant autour des côtes grecques, romaines et africaines. Ils créèrent la route de l’étain, et l’on retrouve des traces de langue hébraïque en Bretagne, en Écosse, mais aussi au Mali, au Zimbabwe. Britain provient ainsi de l’hébreu brit « alliance ». Cadix, de « Kadesh », la sacrée. Les Phéniciens fondèrent la civilisation berbère, ber-aber signifiant en hébreu « fils de la nation mère ». Kabylie vient de kabalah « tradition ». Thèbes, Milet, Knossos (de l’hébreu knesseth, « lieu de rassemblement »), mais aussi Utique, Marseille, Syracuse, Astrakan sur le bord de la mer Noire ou Londres sont à l’origine des comptoirs phéniciens.
Les Hébraïco-Phéniciens accordaient une place prépondérante aux femmes, la transmission du nom se faisant par la femme et non par l’homme.
Edmond Wells,
Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, Tome V.